Les histoires sociales

Les histoires sociales

Les enfants autistes ont des difficultés d’interactions sociales. La théorie de l’esprit décrit les problèmes qu’ils rencontrent dans le fait de se mettre à la place des autres.

Les comportements sociaux appropriés sont expliqués sous forme d’histoire. Cela a été développé par Carol Gray et inclut des réponses à des questions que les enfants autistes ont besoin de savoir pour bien interagir avec les autres (par exemples : réponses à qui, quoi, quand, où, et pourquoi dans les situations sociales).

Une histoire sociale est désignée pour l’enfant individuel et peut inclure des choses qu’il aime. Par exemple, s’il aime les dinosaures, vous pouvez inclure les dinosaures comme personnages dans une histoire sur le chemin de l’école, etc. Les enfants autistes sont souvent des apprenants visuels, donc l’histoire peut inclure des dessins, des images, et même des objets réels.

Comment est faite une histoire sociale

Carol Gray recommande un modèle spécifique pour une histoire sociale. Le modèle inclut plusieurs phrases.

Les phrases descriptives

Les phrases descriptives décrivent ce que les gens font dans des situations sociales particulières, et définissent clairement où a lieu une situation, qui est impliqué, ce que l’on fait, et pourquoi. Un exemple d’un texte descriptif est « Parfois à l’école, l’alarme incendie sonne. L’alarme incendie est une cloche forte qui sonne quand il y a un vrai feu ou quand on s’entraîne à sortir du bâtiment. Les enseignants, les concierges, et le principal nous aide à nous ranger et à sortir rapidement. L’alarme incendie est forte pour que tout le monde puisse l’entendre. Parfois je la trouve trop forte. »

Les phrases de perspective

Les phrases de perspective expliquent les réactions des autres à une situation pour que l’enfant apprenne à percevoir leurs réactions. Elles décrivent l’état des gens, leurs pensées, sentiments, et humeurs. Les phrases de perspective Exemple d’un texte de perspective : « L’alarme incendie ne pose pas de problèmes à tout le monde. Les enseignants, les concierges, et le principal peuvent ne pas comprendre à quel point elle me gêne. Parfois ils se fâchent si je ne pars pas vite ou suis perdu. Leur travail est de me sortir rapidement pour que je soie en sécurité au cas où il y aurait le feu. »

Les phrases directives

Les phrases directives guident l’enfant vers un bon comportement pour la situation. Elles disent, en termes postiifs, ce que c’est. Selon la nature de la phrase, il faut être attentif à les utiliser correctement et à ne pas limiter son choix. Plus il y a de choix, plus il a d’opportunités de choisir son comportement. Plus il y a de phrases directives, plus il y a de possibilités de comportement.

Elles sont toujours positives et individuelles. Les phrases directives siuvent souvent les phrases descriptives, informant de ce qui est attendu dans la situation. Elles commencent souvent par « je peux essayer de... », « j’essaie de... » ou « je tente de... ». Exemple de phrase directive : « Je tenterai de rester calme quand l’alarme incendie sonnera. »

Il ne faut pas qu’il y ait trop de phrases directives de manière à ce que l’histoire sociale ne devienne pas une « histoire antisociale » bourrée d’ordres.

Exemples d’histoires sociales

Ne pas écouter

Il faut regarder les gens et arrêter de faire ce que je suis en train de faire quand ils ont quelque chose à dire.

Parfois les grandes personnes me disent des choses importantes que je dois savoir.

Si je ne regarde pas et n’écoute pas je peux manquer quelque chose d’important et mettre les adultes en colère.

Je sais qu’il ne faut pas continuer de faire ce que je suis en train de faire quand les grandes personnes veulent que j’écoute.

J’écoute les adultes quand ils me parlent.

Couper la parole

Je ne peux pas interrompre les autres quand ils parlent ou sont occupés.

C’est malpoli.

Si c’est urgent, je peux taper la personne sur l’épaule et dire excuse-moi, sinon je dois être patient et attendre qu’elle finit.

Tout le monde mérite de parler sans être interrompu.

Les adultes aiment les enfants polis.

Ils sont très fiers des enfants qui ne coupent pas la parole.

Parfois je peux penser que c’est important et l’adulte me dira que non. Si ça arrive, je dois attendre patiemment.

L’espace personnel

Quand je parle aux gens je dois respecter leur espace et m’éloigner de leur visage.

Les gens sont mal à l’aise quand quelqu’un est trop près d’eux.

Tout le monde a besoin d’espace.

Quand je rends les gens mal à l’aise, ils veulent s’éloigner de moi.

Ils peuvent ne plus vouloir me parler.

Quand je leur donne assez d’espace, je peux leur parler et jouer avec eux, je me fais des amis et je m’amuse.

L’isolement

Parfois les adultes m’isolent quand je n’écoute pas.

Que doit-on faire quand on est isolé ?

Que pensent les adultes si je n’écoute pas ?

Ils pensent que je ne sais pas écouter.

Je peux me contrôler pour ne pas être isolé.

Je peux écouter les adultes.

L’absence de réponse des autres

Parfois les gens ne me répondent pas quand tu leur parles.

Peut-être ne t’ont-ils pas entendu.

Peut-être n’y prêtaient-ils pas attention.

Peut-être étaient-ils occupés.

Peut-être ne voulaient-ils pas te parler.

Ce n’est pas mon travail de faire en sorte que les gens me répondent.

Je ne peux qu’abandonner, peut-être me répondront-ils plus tard.

Poser des questions dont on connaît la réponse

Ce n’est pas bien de poser des questions dont je connais la réponse.

Cela ennuie les autres.

Les gens peuvent penser que je ne peux pas me souvenir des réponses.

Ils peuvent penser que je suis idiot.

Ils peuvent penser que je veux les mettre en colère.

Si je veux parler à quelqu’un je peux lui poser une question dont je ne connais pas la réponse.

Le rassemblement en classe

J’écoute le maître pendant le rassemblement.

Si je parle aux autres, le maître sera énervé car je ne suis pas attentif à ce qu’il dit.

Les autres peuvent penser que je suis un méchant garçon qui ne suit pas les règles.

Quand j’écoute le maître, j’apprends.

Apprendre est amusant ; je peux me souvenir qu’il faut écouter le maître.

 

Quitter une activité

 

Je le dis aux enfants avec qui je joue.

Il est important de ne pas parler aux autres enfants qui jouent avec d’autres enfants.

Si je parle à des enfants qui jouent à d’autres jeux, mes amis seront tristes, ils penseront que je les ignore.

Ils peuvent ne pas vouloir jouer avec moi la prochaine fois.

Si je ne parle qu’à mes amis nous nous amusons ensemble.

La prochaine fois ils joueront avec moi de nouveau.

Appeler de loin

Quand je dois parler à quelqu’un, je vais vers lui et lui parle.

C’est la chose polie à faire.

Quand les gens appellent de loin, ils dérangent toute la pièce, et ça distrait tout le monde.

Si j’appelle de loin, les gens peuvent penser que je ne comprends pas comment on fait les choses.

Je suis capable d’aller vers les gens pour leur parler.

Laisser son activité quend un adulte m’appelle

Quand un adulte m’appelle je dois immédiatement arrêter ce que je suis en train de faire et aller vers lui.

Ils pourraient avoir quelque chose à me drie que j’ai besoin de savoir tout de suite.

Si je ne viens pas tout de suite je n’entendrai pas ce que je dois savoir.

Les grandes personnes n’aiment pas les enfants qui n’écoutent pas.

J’écoute les adultes.

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