Réussir à l'école

Julie Balderston, qui a une maîtrise en pathologies du langage, a passé dix ans à travailler dans des écoles publiques, spécialisée dans le syndrome d’Asperger et le spectre autistique. Son travail avec des enfants et adolescents Asperger et autistes de haut niveau a entraîné une appréciation de leurs dons ; elle se sent extrêmement chanceuse pour les opportunités qu’elle a eues de travailler avec ces élèves. Son attitude positive montre son dévouement pour satisfaire leurs besoins éducatifs le mieux possible. Plutôt que de réduire les attentes pour les enfants Asperger étudiant en école publique, son leitmotiv est « le ciel est la limite ».


  • Établir un programme d’éducation

JulieBalderston cherche ce qui est mieux pour les élèves quand ils sont diagnostiqués tôt, pour permettre une intervention précoce et du soutien. Elle note que les critères d’éducation et médicaux pour le syndrome d’Asperger sont différents, rendant important pour les parents de travailler avec le personnel de l’école tout autant que leur médecin de famille ou autres spécialistes. Les écoles publiques observent les critères de diagnostic qui incluent un handicap de communication, de la difficulté avec certaines interactions sociales, domaines d’intérêt restreints, hypersensibilité sensorielle, et une constance de ces caractéristiques dans le temps et en intensité. Dans les écoles publiques, une fois que les étudiants sont diagnostiqués autistes, la majorité reçoivent un Projet d’Accueil Personnalisé (PAI) qui a un gérant. Le gérant devient ensuite leur aide et une voix pour eux dans le système scolaire.

Quand elle est gérante d’un étudiant Asperger, Balderston l’aide à la fois dans et hors de la classe. Dans la classe, elle travaille avec les enseignants pour s’adapter aux besoins de l’élève et modifier le matériel. Elle propose souvent des consignes alternatives et l’encourage à se concentrer sur les qualités spéciales de l’élève, elle aide aussi élève et professeurs à établir des objectifs éducatifs. Elle dit, « Je ne veux pas que les enfants aient des barrières ou aient une mauvaise expérience de l’école. » Á la place, quand l’élève rencontre un domaine où les caractéristiques du syndrome d’Asperger peuvent lui causer des difficultés, Balderston aide les professeurs à chercher des alternatives pour l’élève pour apprendre.

Par exemple, l’écriture est une aire de difficulté pour beaucoup d’élèves Asperger, dont le développement moteur peut ne pas être normal. Maintenant que les ordinateurs sont devenus une part essentielle des études supérieures, il faut accélérer cet apprentissage pour les élèves Asperger, les enseignants doivent les aider à débuter dans la dactylographie dès le CE2.

En addition, parce que tant d’élèves Asperger se concentrent intensément sur des intérêts spéciaux, Balderston aide professeurs et personnel de l’école à « être sûrs qu’ils appuient sur ces intérêts spécifiques et les laissent exceller et briller dans ces domaines. » Grâce à cette sorte d’encouragement et de soutien, les élèves qui travaillen avec elle pensent vraiment que le syndrome d’Asperger est un cadeau. Balderston voit le fait de savoir comment accélérer l’apprentissage des élèves dans certains domaines comme le centre de sa mission, et elle devient la maîtresse du changement et de l’amélioration dans ces domaines. Trouver des mentors pour les élèves dans ces domaines particuliers aide aussi à les encourager et les soutenir pour qu’ils restent enthousiastes à l’idée d’aller à l’école.

 

  • Travailler la socialisation

Les problèmes sociaux sont un facteur important dans le confort et la satisfaction de tous les élèves à l’école, et en particulier pour les élèves Asperger car se socialiser peut être une tâche plus difficile, et douloureuse, pour eux. Balderston pense qu’établir un lieu sécurisé pour les étudiants de tous les niveaux, de la maternelle au lycée, est critique pour le bien-être de ces élèves. Elle crée différentes sortes de lieux sécurisés pour différents âges, mais tous partagent la sensation d’un lieu où les élèves peuvent se sentir confortables, avoir du temps pour se retirer ensemble des stimulations sensorielles, et même utiliser du matériel relatif à leurs intérêts spéciaux. Pour les élèves plus âgés, elle laisse des en-cas dans la pièce, et donne de l’animation et des ressources, quelque chose qu’elle a trouvé que beaucoup de ses élèves Asperger appréciaient.

Des professeurs spécialisés formés donnent un soutien additionnel pour ces élèves, les aidant à suivre en classe, et vérifiant que les élèves reçoivent une aide en socialisation supplémentaire que nécessaire. Balderston prend ces assistants, qui lui arrivent avec une formation, à des réunions avec elle où ils apprennent de nouvelles méthodes, incluant des techniques, et des stratégies pour aider les élèves ayant le syndrome d’Asperger, et des troubles du spectre autistique. Chaque situation est si différente qu’il est primordial qu’éducateurs et spécialistes puissent adapter le programme. La sorte d’enseignement spécialisé, en tête-à-tête que Balderston et les autres peuvent donner est aussi primordiale pour les élèves Asperger, pour leur apprendre à communiquer avec les autres élèves de manière plus efficace.

Le Programme de Pensée Sociale de Michelle Winner, qui a été créé à San Jose, est un programme prometteur qui a donné à Balderston et ses collègues beaucoup d’anecdotes de réussite. Ce programme se concentre sur comment faire partie du groupe, comment avoir des conversations (au-delà des intérêts particuliers de l’élève), un travail avec des histoires sociales, et parler en public. Le programme utilise aussi des moyens uniques de montrer aux étudiants comment créer mentalement des « fichiers amis » - et comment accéder au bon fichier si l’on va interagir avec un ami en particulier. Les étudiants Asperger ont souvent besoin d’un apprentissage spécifique de la socialisation, et le programme de Michelle Winner est un moyen qui marche, selon Balderston. Elle et les membres de son équipe ont eu d’excellents résultats avec le programme de Winner. Par exemple, les élèves Asperger doivent souvent apprendre que regarder dans les yeux a un sens. Le programme leur apprend que chercher. Il leur donne aussi les pourquois de certaines attentes de comportement qu’ils ne peuvent pas intégrer. Par exemple, le programme apprend à l’élève Asperger à réfléchir à la réponse, mais pas de la hurler systématiquement – et pourquoi ce n’est pas bien d’avoir des débordements en classe.

« Le type de pensée « perspectif » - se mettre à la place d’un autre – est souvent très difficile. Nous essayons d’apporter cette pensée sociale dans leur éducation, ex. : dans des nouvelles, histoires, personnages. Si c’est votre mère, connaissant votre mère, pouvez-vous deviner comment elle se sent ? Nous demandons aux étudiants de penser à cela. » Balderston a beaucoup d’exemples de comment elle et ses collègues aident les élèves Asperger à mieux comprendre les autres. « Mon espoir est que les enfants avec qui je travaille maintenant, qui sont jeunes, que je suivrai pour des années, auront une meilleure chance de ne pas avoir autant de déficits sociaux et de problèmes (comme les enfants qui n’ont pas été diagnostiqué avant des années). »

 

  • Développer l’organisation

Balderston passe aussi beaucoup de son temps à travailler l’organisation avec les élèves. Les élèves Asperger peuvent avoir de très grandes difficultés à être organisés. Balderston dit que cela demande un vrai plan, pas juste un système de codes couleurs, pour le semestre d’une manière linéaire facile à suivre pour l’élève. Le concept de temps de travail fait aussi des merveilles pour certains élèves. Balderston et ses assistants utilisent un minuteur visuel sur l’ordinateur, qui montre l’écoulement du temps avec une barre rouge qui devient de plus en plus petite. Le temps aide à la fois pour le travail scolaire, et pour les devoirs. Il est souvent plus facile pour les élèves Asperger de travailler pendant une courte période de temps, et de faire ensuite une pause. Le minuteur visuel les aide à gérer ces intervalles par eux-mêmes. Développer l’organisation est l’une des choses les plus importantes que parents et enseignants peuvent faire pour aider l’élève Asperger à réussir à l’université et au travail.

 

  • Une éducation basée sur la communauté

Éduquer des élèves en école publique doit aussi inclure des cours de vie en communauté, et l’exploration des larges possibilités de la communauté. C’est une grande récompense, pour les élèves mais aussi pour les éducateurs, quand ils découvrent de nouveaux intérêts. Récemment, Balderston a organisé un voyage pour des élèves Asperger en primaire et au collège pour visiter un réacteur nucléaire. Ils ont fait un tour, et un physicien nucléaire les a conduits dans une classe et montré plusieurs expériences. Les élèves étaient excités, et le physicien aussi. Il a demandé s’ils pouvaient prolonger le voyage, et a fini par avoir leur attention pendant deux heures et demie. Des intérêts spéciaux comme ceux-ci peuvent être utilisés pour aller dans la communauté, rencontrer des autres ayant leurs intérêts. Les parents d’enfants Asperger qui passent leurs journées murés dans leur chambre sur l’ordinateur doivent chercher des sorties qu’ils pourraient faire qui donneraient à leur enfant une chance d’explorer plus encore leurs intérêts.

Balderston note que beaucoup d’élèves Asperger aiment les mangas, et les films d’animation. Les enseignants en parlent dans les cours pour Asperger, et en font des sorties ; ils essaient d’emmenre plus d’enfants dans des clubs. Les élèves ont tous des troubles du spectre autistique, mais n’importe qui peut y venir. Cela emmène des étudiants qui aiment parler de ces choses-là ; donc les élèves sont dans la communauté. « Le ciel est la limite », dit-elle encore.

 

  • Passer à l’université

En regardant son premier groupe passer à l’université, Balderstone souligne la chance qu’elle ressent de travailler avec ces élèves. Chacun est unique. Certains sont brillants, avec des QI hauts, mais peuvent être incapables de participer à des matières simples telles que l’espagnol car cela ne les intéresse pas. Elle essaie d’impliquer ces élèves dans la communauté universitaire durant les deux dernières années de lycée, pour leur donner à la fois l’opportunité d’apprendre un niveau en plus, de satisfaire leurs intérêts intensifs, et aussi de rendre plus agréable l’expérience de l’université. Á une conférence de presse elle a été réjouie des statistiques – les étudiants passent le lycée, et ont de bons résultats au bac, ils peuvent donc très bien réussir à l’université.

Parce qu’organisation et autonomie sont la clé du succès pour réussir à l’université, les parents, professeurs, et spécialistes comme Balderston aident réellement ces élèves à l’université. « Si je peux faire quelque chose pour que les étudiants soient autonomes, comprennent leurs propres points forts et points faibles – si je peux faire éviter l’échec (à exprimer ses besoins) pour qu’ils n’aient pas cette dépression que rencontrent les jeunes adultes, c’est d’accord », dit Balderston.

Balderston dit qu’elle a vécu un des meilleurs jours de sa vie quelques jours avant notre interview quand elle a reçu un e-mail d’un de ses anciens étudiants. Un étudiants exceptionnellement brillant, il a appris dans son programme qu’il devait utiliser tout ce dont il avait besoin pour être autonome et exprimer ses besoins. Il a aussi appris à s’exprimer par écrit si nécessaire. Il lui a écrit qu’il avait ce qu’il fallait pour être autonome à l’université, et qu’il avait quelques demandes pour être aidé dans ses études sociales. Il lui a dit, « Je ne sais pas comment deviner comment se sent quelqu’un », et aussi, « Je n’arrive pas à lire l’écriture du professeur ». Il y a deux ans il aurait juste dit, « Je ne comprends pas ».

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